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  • Photo du rédacteurLyse Coupey

DESIRER ou ne pas DESIRER : telle est la question

Dernière mise à jour : 23 févr. 2023



Selon Lao Tseu : « Le tao ne fait jamais rien, pourtant, à travers lui, toutes choses se font. Si les puissants et les puissantes pouvaient se centrer sur lui, le monde entier se transformerait de lui-même, dans ses rythmes naturels. Les gens seraient heureux de leur vie quotidienne, en harmonie et libres de tout désir. Quand il n'y a pas de désir, toutes choses sont en paix ».

La solution semble donc de ne pas éprouver de désir pour trouver un équilibre intérieur... "la voie du milieu".


Mais est-ce seulement possible lorsque l'on sait que c'est le désir instinctif de vivre qui nous met en mouvement ? En effet, dès notre plus jeune âge, c’est le désir qui nous meut, cette poussée instinctive qui prend sa source dans notre corps et nous entraîne vers l’extérieur, vers l’autre pour être satisfait.

Pour aller un peu plus loin, disons que les besoins sont universels (physiologiques, de sécurité, d'appartenance, d'estime et d'accomplissement selon Abraham Maslow, psychologue humaniste) alors que les désirs sont individuels et réalisent notre en-vie singulière .

Le vrai désir nait au creux de notre ventre, dans la chaleur contenante de notre « chaudron de vie". Je ne parle pas du désir égotique de posséder le désir de l'autre, le désir mimétique qui est violence mais de ce désir profond, cette force de vie qui vient de l'intérieur. Ce mouvement puissant, que certaines pratiques ont cherché à étouffer, est en réalité notre boussole intérieure, une information vraie et joyeuse à prendre en considération pour avancer sur notre chemin.

CONTACTER son désir, c'est SE CONTACTER SOI !


Le réveil du désir c’est l’identification d’un besoin (dans notre bas ventre, notre base, notre premier chakra). "Sentir le besoin autorise des choix alors que le manque (à la base du besoin) aliène à une seule réponse. Le manque incite à avoir satisfaction alors que le besoin ouvre sur l’être satisfait".[1] Son expression et sa réalisation dépendront des stratégies que nous aurons trouvé pour le satisfaire et ... éprouver du plaisir (qui vibre dans notre second chakra). Car

il n'y a PAS DE PLAISIR SANS DESIR!


Nos désirs ont besoin de se connecter à ce pôle pulsionnel, cette force qui impulse la vie (instinct de survie, de conservation) qui prend sa source dans le corps (chakra 1) pour puiser l'énergie nécessaire à leur réalisation, au mouvement vers l'extérieur mais ils ont aussi à passer la barrière des interdits moraux pour pouvoir devenir réalisables. Nous pourrions dire que l'instinct nourrit le désir tandis que notre éducation nous fait leur construire un cadre de réalisation.


Petite parenthèse éclairante : en psychologie, on parle du ça, qui est présent depuis la naissance, contient nos désirs primordiaux et est soumis au principe de plaisir + du Surmoi qui représente toute notre moralité intériorisée, nos jugements, tous les « Non », les mandats, les « accords » reçus par nos parents, la société… + du Moi qui est le médiateur qui cherche comment manifester les désirs du ça de manière acceptable et qui est régi par le principe de réalité.


Le désir a longtemps été la chute de beaucoup d'hommes de bien. En tant que tel, de nombreux systèmes de philosophie et de religion ont tenté de limiter son influence. Tout au long de l’histoire de l’humanité, l’idée que le corps était source de douleurs et de souffrances a souvent prévalu, favorisant différentes formes de dépendances. Le plaisir n’a pas eu sa place dans l’échelle des valeurs de la culture conventionnelle. Pourtant, comme Wilhelm Reich l’affirme : «tout notre corps a besoin de plaisir ». Notre corps est un temple qui nous montre que le plaisir, l’extase, le paradis peuvent être sur Terre!


Je ressens profondément en moi que mobiliser mon corps à partir d’une motivation, d’un élan, d’une impulsion venant de l’intérieur constitue une source permanente de plaisir et de santé car je sais désormais que la qualité de ma vie ne vient pas de ma réussite sociale ou économique comme on voudrait nous le faire croire, mais de ma connexion profonde à la vie, et d'abord à la vie en moi, à mes propres besoins avant de l'être aux autres et à l’Univers. C'est dans cette connexion profonde à qui je suis, que je peux mobiliser mon désir d'avancer dans la vie, que je peux faire un pas en avant, oser la prise de risque, oser ouvrir d’autres chemins, sortir de ma zone de confort et m’ouvrir à d’autres plutôt que me réfugier dans le principe de plaisir et que rien ne bouge.


Ces notions de désir, de manque sont tellement dépendante de nos premières expériences relationnelles avec notre mère, avec notre père... nos confrontations à ce qu'on appelle le complexe d'Oedipe et sa résolution, qui fera l'objet d'un futur écrit...



Je ne peux que vous conseiller cette lecture facile et fluide...


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